La guerre des pauvres
par (Libraire)
17 février 2019

(...) 80 pages pour raconter une guerre, c’est court, autant dire que l’écriture est concise et intense. Si l’auteur s’interdit tout parallèle avec une situation présente, tout anachronisme, le lecteur peut s’autoriser à penser à la permanence des injustices sociales et humaines, à cette réalité des richesses concentrées entre les mains de quelques fortunés, à l’exaspération provoquées par les inégalités. Alors faut-il s’étonner que se soulèvent les damnés de la terre, les pauvres, les humiliés, les gens de peu, tout ceux que les pouvoirs ont oublié qui se révèlent courageux et prêt à tout, même à tout perdre. Mais rappelle Éric Vuillard, "Le martyre est un piège pour ceux que l’on opprime, seule est souhaitable la victoire. Je la raconterai."

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