Les rites de l'eau

Eva Garcia Saenz de Urturi

Fleuve Editions

  • par (Libraire)
    27 avril 2022

    Si comme nous vous avez adoré "Le silence de la ville blanche" (sorti en Pocket), venez vous plonger dans la nouvelle Kraken tout aussi intrigante et passionnante que la précédente. L'autrice jongle admirablement bien avec toutes sortes de pistes : le passé, les histoires d'amour, ls croyances, les meurtres sordides pour nous ferrer tout au long de la lecture et nous entraîner page après page avec un rythme fou.


  • par (Libraire)
    1 mars 2022

    En Espagne, dans le pays basque, une femme est découverte pendue par les pieds, après avoir reçu une décharge de taser, la tête dans un chaudron rempli d’eau, au "tunnel de San Àdrian, côté Avala". L’affaire est aussitôt confiée à l’inspecteur Unai López de Ayala, un profileur surnommé Korken et à son adjointe Estibaliz. Le tunnel San Adria est célèbre pour avoir été sur le chemin de Compostelle et emprunté par le roi Charles Quint. La cheffe du groupe est la sous-commissaire Alba Diaz de Salvaterra, récemment devenue l’amante de Kraken, qui vient de lui annoncer qu’elle est enceinte, probablement de lui.
    L’enquête s’annonce compliquée parce que Kraken ne peut plus parler depuis que Nancho, qui fut le mari d’Alba, lui a tiré dessus, le blessant gravement à la tête.

    Elle est aussi compliquée parce la victime est Annabel Lee, la première petite amie de Kraken, qu’elle a fait partie de sa cuadrlla. Et enfin, parce que d’autres jeunes femmes enceintes ont été brûlées, pendues par les pieds, la tête immergée, et ce depuis plusieurs années.
    Dès qu’il découvre la mise en scène de ces crimes organisés selon le rituel ancien de la Triple mort, Kraken sait qu’il s’agit de l’œuvre d’un tueur en série, qui peut être un des membres de sa cuadrilla. Ou encore le père d’Annabel Lee, Saul, un enseignant charismatique qui plaît beaucoup aux jeunes filles. D’autres meurtres sont prévisibles. L’urgence s’impose pour Kraken qui va se démener dans cette enquête complexe et pleine de risques.
    Bien que le roman soit le deuxième volume de la trilogie La ville blanche, on peut se passer d’avoir lu le premier. Dans ce volume, les fausses pistes et les rebondissements sont nombreux, au point que, même lorsque l’enquête est bouclée et le tueur sous les verrous, l’autrice ajoute un ultime et imprévu évènement dramatique.
    C’est un roman noir où des parents toxiques, pervers ou incompétents provoquent des drames violents. De leur côté, les policiers ont aussi quelques soucis familiaux ou personnels. Le roman est long (525 pages de texte) ce qui permet d’installer une enquête détaillée, d’embarquer le lecteur un peu comme s’il faisait partie du staff d’enquêteurs. Que les lieux de l’intrigue soient réels et puissent être vus sur la Toile ajoute du réalisme à cette fiction.
    Un roman "très basque" et bien noir.