Marcher , Eloge des chemins et de la lenteur

Marcher , Eloge des chemins et de la lenteur

David Le Breton

Anne-Marie Métailié

  • par (Libraire)
    13 septembre 2017

    Dans un essai où se mêlent observation sociologique, réflexion et poésie, David Le Breton raconte les impressions des marcheurs, de ceux qui ont décrit leurs marches ou qui nous en ont fait part. Ils sont nombreux, de plusieurs époques, de divers pays : Bernard Ollivier, Alexandra David-Néel, R.-L. Stevenson, P.-L. Fermor, Basshô, Henry D. Thoreau, Jacques Lacarrière, J.J. Rousseau, Pierre Sansot, Nicolas Bouvier et tant d'autres. Il dialogue avec eux, rapporte leur propos, les faisant exprimer des moments de vie, des émerveillements, des petits ou grands bonheurs, des souvenirs, des pensées sur le monde... tout ce que l'on échange avec son compagnon de marche ou le soir, au refuge, devant une bière ou un café, avec d'autres marcheurs.
    Il écrit que "la marche exige de sortir de chez soi", elle est nécessaire à une humanité immobile qui se bouge dans des salles de sport mais n'ose plus risquer la surprise de la rencontre. Il observe que "la marche dénude, dépouille, elle invite à penser le monde dans le plein vent des choses et rappelle à l’homme l’humilité et la beauté de sa condition". En marchant, on se confronte à soi-même, on se remémore sa vie, ses rencontres, "marcher est toujours une longue prière aux absents". Mais la marche n'est pas que plaisir, " Car marche pourrait évoquer aussi bien pluie, tempête, sueur, fatigue, ampoule, cors aux pieds, entorse, chute, enlisement, engloutissement" dit J. Lacarrière. S'il avait écrit son ouvrage après les récits de la grande aventurière qu'est Sarah Marquis, il aurait pu la citer : "En marchant, on se découvre courageux".
    Ce livre de lecture aisée rappellera au marcheur les moments qu'il a aimé, ceux qui l'ont poussé à de dépasser, ceux qui lui ont fait aimer être vivant. Peut-être pourra-t-il inciter d'autres à pratiquer la marche et à y trouver un plaisir simple et presque gratuit, capable de lui faire trouver un sentiment de calme plénitude, de lui ouvrir "enfin la porte étroite qui aboutit à la transformation heureuse de soi."


  • par (Libraire)
    7 août 2012

    Je marche donc je suis

    Pour reprendre goût à la vie dans un monde qui va toujours plus vite, ce petit livre de philosophie, véritablement accessible à tous, prône un retour à la lenteur et à la contemplation. C'est bien d'ailleurs la dimension spirituelle de la marche, plus que l'activité physique ou sportive, qui a la faveur de l'auteur. Pour illustrer ses propos, il est allé se servir dans les livres de philosophes, de penseurs et même de quelques romanciers, ses "compagnons de route" comme il aime à les appeler...
    A lire donc de toute urgence et, de préférence, entre deux randonnées.