• par (Libraire)
    11 mai 2014

    Nous avons lu, nous avons aimé !

    Non ! Il ne s’agit pas d’un récit de voyage mais de l’immersion d’un journaliste dans un entrepôt d’Amazon, le géant de la vente en ligne pendant les fêtes de fin d’année où le besoin de main d’œuvre est important.
    Conditions de travail épuisantes, idéologie de la performance, précarité de l’emploi, surveillance permanente des salariés…
    Ces méthodes de travail semblent partagées par de nombreuses entreprises similaires à voir l’actualité récente et les grèves en Allemagne.
    Derrière une image avenante véhiculée par Internet, une organisation du travail carcérale, peu respectueuse des droits syndicaux et de la santé des salariés.

    lu par Thierry


  • par (Libraire)
    21 août 2013

    L’auteur, journaliste de 26 ans, se voit refuser l’entrée du géant Américain Amazon pour une enquête-entretien. Qu’à cela ne tienne, il décide d’infiltrer l’entrepôt de la multinationale en se faisant embaucher en CDD sur la plateforme logistique de Montélimar. Il intègre l’équipe de nuit et devient « pickeur » chargé d’extraire des milliers de produits culturels amassés sur des kilomètres de rayonnage, La Pléiade d’Albert Camus aux côtés des slips kangourous. Là où cela devient édifiant, ce sont les conditions dans lesquelles travaillent ces milliers d’intérimaires, fouillés, surveillés de jour comme de nuit comme aux belles heures du stakhanovisme aux ordres de contremaîtres planqués derrière des écrans. Un récit époustouflant à lire pour connaître les entrailles d’un soi-disant « meilleur des mondes » « Work hard, have fun, make history » (travaille dur, amuse-toi, écris l’histoire)


  • par (Libraire)
    26 juin 2013

    Une enquête à lire...

    L’auteur, journaliste de 26 ans se voit refuser l’entrée du géant Américain Amazon pour une enquête-entretien. Qu’à cela ne tienne, il décide d’infiltrer l’entrepôt de la multinationale en se faisant embaucher en CDD sur la plateforme logistique de Montélimar. Il intègre l’équipe de nuit et devient « pickeur » chargé d’extraire des milliers de produits culturels amassés sur des kilomètres de rayonnage, La Pleiade d’Albert Camus aux côtés des slips kangourous.

    Là où cela devient édifiant, ce sont les conditions dans lesquelles travaillent ces milliers d’intérimaires, fouillés, surveillés de jour comme de nuit comme aux belles heures du stakhanovisme aux ordres de contremaîtres planqués derrière des écrans. Un récit époustouflant à lire pour connaître les entrailles d’un soi disant « meilleur des mondes » « Work hard, have fun, make history » (travaille dur, amuse-toi, écris l’histoire)


  • par (Libraire)
    13 juin 2013

    "destruction créatrice"

    Comme Amazon refuse qu'on aille voir comment se passe le travail dans ses entrepôts, le journaliste s'est fait embaucher comme intérimaire dans celui de Montélimar. Il y a travaillé de nuit comme "pickeur" chargé d'extraire de leurs cellules les "produits culturels" qui seront emballés par un "packeur" avant d'être envoyé au client censé l'attendre en urgence.

    Cette enquête d'un "infiltré" qui décrit les méthodes cyniques de management, une novlangue absurde, des règles draconiennes, un mépris affiché des personnes, le non-respect des lois, le travail harassant et déshumanisant -mais est-ce encore de travail ? Il permet de comprendre ce qu'est le phénomène de "destruction créatrice" élaboré par l'économiste Schumpeter, que le capitalisme libéral n'est pas qu'une méthode économique, mais un outil de transformation et d'aliénation du monde, une machine à fabriquer des esclaves.
    Non, Amazon n'est pas une grande librairie, encore moins un acteur culturel ! C'est un marchand rapace, un vampire qui se cache derrière l'opacité du e-commerce.
    Jean-Baptiste Malet rappelle que pour vendre un livre "il faut dix-huit fois moins d'employés dans un entrepôt logistique d'Amazon que dans une librairie indépendante". En créant ses emplois d'intérimaires sous-qualifiés, la firme crée du chômage et détruit toute une vie sociale. Est-ce que cela que veulent les consommateurs pressés par le besoin urgent d'un "produit culturel" qu'ils commandent en ayant la satisfaction d'économiser quelques euros et en s'épargnant le déplacement dans une librairie ?
    A la fin de la lecture, nul ne pourra dire qu'il ne savait pas !


  • par (Libraire)
    7 mai 2013

    À propos de la mort du livre...

    C'est l'histoire d'un journaliste qui s'est fait embauché par Amazon et raconte ce qui se passe dans ses sombres entrepôts. Méthode de management "à l'américaine", déshumanisation du travail, service de sécurité encadré par d'anciens militaires et caetera et caetera... Bref, on se rend très vite compte que la culture, ils n'en ont rien à battre ! Clair, précis, rapide à lire et très instructif !


  • par (Libraire)
    3 mai 2013

    Des employés harassées, travaillant de nuit, marchant des kilomètres dans des entrepôts grands comme cinq terrains de foot, emballant des cartons à la chaine sous les commentaires propagandistes des hauts-parleurs, une novlangue absurde, des règles ubuesques... Non, nous ne sommes pas dans un roman d'anticipation à la Georges Orwell mais bel et bien au cœur des entrepôts d'Amazon.

    L'auteur de cet ouvrage s'est fait recruté en tant qu'intérimaire avec pour but d'avoir accès aux coulisses du géant de la vente par internet, chose qui lui était sinon impossible en sa qualité de journaliste. On comprend alors le secret, voire la censure, que cultive l'entreprise en ce qui concerne son processus de fonctionnement. Non content d'être nuisible à la vie économique (refus de payer les impôts, embauche d'une majorité d'intérimaires, concurrence déloyale...), Amazon respecte autant le code du travail que les produits culturels qu'il vend, c'est-à dire pas du tout.
    Un témoignage édifiant qui pousse à réfléchir : Faut-il vraiment vraiment payer ce prix là pour faire quelques euros d'économie et être livré plus rapidement ?