La nostalgie heureuse

La nostalgie heureuse

Amélie Nothomb

Albin Michel

  • Un livre en deçà des deux opus précédents

    Dans La nostalgie heureuse, suite logique de Stupeur et tremblements et Ni d’Ève ni d’Adam, Amélie Nothomb revient des années après au Japon. Elle effectue une sorte de pèlerinage, revenant sur des lieux qui ont marqué sa vie. Le tout sous l’œil d’une caméra.

    Ce roman est très intime. L’auteur y confie ses pensées les plus secrètes, nous parle des émotions qui l’animent lorsqu’elle revoit sa nounou, son ex-fiancé japonais ou qu’elle visite son école maternelle. Un roman centré autour de l’auteur et clairement autobiographique. On ne retrouve pas le charme des précédents opus… D’autant plus que cette fois-ci, il n’y a aucun apport culturel sur le Japon.

    En conclusion, un roman où Amélie Nothomb se livre sans retenue. Elle nous confie son émotion de retourner après tant d’années dans ce pays qu’elle chérit tant. Si le pèlerinage est touchant et sa plume toujours agréable à lire, je n’ai pas trouvé ce livre exceptionnel.


  • par (Libraire)
    20 février 2014

    16 ans après avoir quitté le Japon, Amélie Nothomb revient sur les lieux de sa jeunesse à l’occasion d’un reportage.
    Elle porte un regard tendre et touchant sur les images de son passé. On tremble avec elle lors de ses retrouvailles avec les personnages qui on fait son histoire et ses histoires; et à la découverte des stigmates de Fukushima.
    Un texte à fleur de peau qui porte bien son nom.

    Aude


  • par (Libraire)
    21 septembre 2013

    Léger et optimiste, ce nouveau Nothomb est bien différent des précédents... revenant à ses amours biographiques, dans lesquelles elle semble souvent plus à son aise, Amélie Nothomb livre le récit simple et assez touchant de son retour fortuit dans son pays natal. Un bon souffle d'air frais dans sa bibliographie souvent torturée !


  • par (Libraire)
    7 septembre 2013

    Ce n'est pas un brillant roman parsemé d'étincelles comme elle a l'habitude d'en écrire que nous donne ici Amélie Nothomb. C'est une narration sincère et sobre d'un voyage au Japon où elle retrouve avec émotion la nounou de son enfance et Rinri, l'homme qui était son fiancé à vingt ans. Dans ce retour au Japon, elle est suivie par une équipe de tournage d'un documentaire.
    Ce qui a tendu mon attention dans ce récit, ce sont les émotions que les images ne pourront jamais retenir. Ce sont les pensées qui seraient restées secrètes, tout ce qui ne peut être rendu que par des mots. C'est aussi une belle réflexion sur le temps qui passe, qui fuit, dont on peut parfois retrouver le souvenir, et qu'il est inutile de regretter.
    Un très beau texte, tout simplement !


  • 26 août 2013

    Faut-il lire "La nostalgie heureuse" ? Beaucoup de banalités

    En mars 2012, Amélie Nothomb est sollicitée par une équipe de télévision pour retourner au Japon, pays qu'elle avait fui deux fois mais qui marque profondément ses écrits et sa personnalité (elle y a vécu jusqu à l'âge de 5 ans, puis y est retournée pour ses premières expériences professionnelles décrites dans " Stupeurs et tremblements "). Ce reportage, réalisé pour France 5, sera l'occasion de retrouver sa nounou, ainsi que son premier amour, et de nous plonger à la manière d'un guide touristique dans ce Japon qui la passionne. Au fil de la lecture, on ne comprend pas pourquoi ce récit est étiqueté " roman " par l'éditeur. Des préparatifs jusqu'au voyage lui-même, l'auteure nous laisse découvrir son univers si particulier et ses émotions intimes (souvent bien banales surtout devant la monstruosité des dégâts de Fukushima). " Toute personne qui débarque dans la plus belle ville est tentée de prononcer quelques sottises. Et la tentation est encore plus forte quand on écrit à ce sujet ", constate-t-elle à la page 73. Alors si Amélie Nothomb le reconnaît elle-même, que dire de plus devant ce qui ressemble à une succession de litanies, mais ravira certainement ses fans. On pourrait en rester là mais non... un miracle s'accomplit enfin dans les tout derniers chapitres. Elle nous fait partager un " Kensho " dans le quartier de Shibuya à Tokyo puis à bord de l'avion du retour au dessus de l'Himalaya. Il ne s'agit pas de la dernière boisson à la mode au pays nippon, mais d'une sensation extatique qui fait ressentir la force de l'indicible en se laissant porter par les éléments environnants. À ce moment-là, on devine l'imminence d'un recommencement gigantesque. Cette sensation très forte est extrêmement bien décrite. En la lisant, on éprouve toute la saveur de cette émotion intérieure et ces quelques lignes finales nous font un peu oublier toutes les platitudes qu'on a dû subir pour en arriver là.

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