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Préférer l'hiver
17,00
par (Libraire)
23 janvier 2020

Le long monologue d’une femme qui s’est retirée avec sa mère dans une cabane, au fond d’un forêt.
La narratrice fait silence sur les raisons qui ont provoqué leur décision de quitter la ville et de vivre cachées dans la forêt. Ont-elles fuit des combats, un cataclysme ? C’est plutôt l’abandon de son mari et le deuil de son fils, et pour sa mère, le deuil de son mari qui les ont fait recluses. Ce sont ces drames personnels qu’elles affrontent, qu’elles subissent, qu’elles veulent vivre dans la calme froideur de l’hiver, abandonnées de tous même "des ragondins qui ne détruisent plus les berges de l’étang". Une vie sobre, lente, dans une nature rendue rude et ralentie par le froid, par la neige et la glace, qui s’en va vers la mort. Une vie d’ermite habitée par des souvenirs, sans hommes, sans réserves, pleine de douleurs, une vie qui s’effondre, discrètement, lentement, tristement, dignement.
Ce roman est magnifique. Ce long monologue de mots choisis, juste constitué des phrases nécessaires, de moments de contemplation de la nature, fouillant les sentiments, qui se déroule dans le froid d’un implacable hiver ne laisse pas le lecteur s’évader. On souffre avec elles, on admire avec elle, on s’inquiète pour elles, on s’émeut avec elles. On tente de leur deviner un avenir au printemps, à l’été ou à l’automne, mais elles préfèrent l’hiver.

Ce superbe roman ne fera pas injure à ses prestigieux voisins si vous le classez à côté de "My Absolute Darling" (Gabriel Tallent – Gallmeister), de "Dans la forêt" (Jean Hegland – Gallmeister), "Notre vie dans les forêts" (Marie Darrieussecq – P.O.L.), "Une histoire des loups" (Emily Fridlund - Gallmeister)

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