"La machine ronde"

Une collection d'ouvrages numériques et/ou papier [à très petit prix]. Des textes contemporains qui approchent le territoire comme un espace mobile de routes, de voyages, de traversées, de villes, de paysages... dans des formes narratives neuves.
A découvrir et à connaître...

La collection "La machine ronde" tient son nom d'une expression trouvée dans les Fables de La Fontaine et qui signifie : la Terre.

Publie.net est une plate-forme d'édition numérique créée en 2008 par l'écrivain François Bon. Cette coopérative d'auteurs est cebtrée sur la publication de textes de littérature contemporaine de création. A partir de 2012, un partenariat avec Hachette a permis l'impression à la demande. En 2014, publie.net a été reprise par une nouvelle équipe pour devenir une maison d'édition de littérature contemporaine, publiant des ouvrages papier, numérique et sur le web.

46 villes, bourgs & autres lieux, guide de voyage dans la France de tout auprès (et encore moins loin)

guide de voyage dans la France de tout auprès (et encore moins loin)

publie.net

1,99

[TEXTE COURT]

Nathanaël Gobenceaux propose depuis longtemps sur le web des carnets de voyages qui sont autant de cabinets de curiosités, réfléchissant tout à la fois en géographe, en chroniqueur, en artiste façon Turner remontant la Loire avec son carnet d'aquarelles.

Ceux qui suivent les différents sites de Nathanaël Gobenceaux savent qu'il raconte aussi de belles et curieuses histoires à propos de Balzac notamment, mais pas seulement.

Et voici un bien étrange carnet de voyage. Là il s'agit de proses, chacune tient en une dizaine de lignes au plus. Mais chacune est capable de faire tenir Rome ou Amsterdam dans ce simple espace. Et peu importe alors l'histoire de la ville et ce qu'elle représente, ou sa taille ou la distance qu'on franchit pour la rejoindre – les villages de Touraine, les villes de France (se rendre pour un mariage à... aller passer deux jours au bord de la mer à...) deviennent elles-mêmes des mondes en miniature.

Quelquefois, on n'a même rien fait de spécial, ni vu quelque chose de spécial dans la ville : mais qui vous empêche alors de vous souvenir qu'au kiosque à journaux de la gare vous avez feuilleté tel magazine ?

Alors Nathanaël Gobenceaux le géographe semble bien tromper ici son Balzac en allant du côté de ces minuscules portraits, mais si fascinants, de Tallemant des Réaux.

Le voyage auquel ici on invite ramène d'abord à nous-mêmes. Y a-t-il étranger plus exotique ?

FB[1]


Ferroviaires, le train de banlieue comme portrait du monde

le train de banlieue comme portrait du monde

publie.net

3,49

Le réel contemporain, celui des hyper-métropoles, est foisonnant et complexe. Pourtant, c'est lui qui recèle les traces du destin de la communauté, ce que nous inscrivons, dans le présent, de notre éventuel devenir. Le réel ne cache rien : la misère, les conforts, le doute comme la crasse ou le rire, et les fenêtres.

Pour peu que ce réel soit en mouvement, gens qui montent, descendent, agissent, parlent, et eux-mêmes emportés avec la ville, géométries, noms, immeubles, défilant sur les vitres, alors c'est une arme pour le retourner, ce réel invisible, comme un gant. C'est l'acte de violence de l'écrivain. Il nomme, il se saisit de la vibration du visible et en fait langue. Alors nous sortons renforcés, même si la détresse du réel est la même.

Sereine Berlottier a publié chez Fayard un livre étonnant et angoissant, Nu précipité dans le vide[1], marche enquête vers le suicide de Gherasim Luca, avec archives et bibliothèques, mais surtout travail sur la répercussion intérieure de cette approche, l'ombre active et grandissante qui se fait en vous-même dangereuse.

Elle a récemment publié à La Rivière Echappée (collection dirigée par François Rannou), Chao praya[2], et est membre de la rédaction de remue.net[3].

J'ai toujours eu fascination (et cette mise en ligne pourrait paradoxalement être dédiée à Julien Gracq) à comment l'outil littérature pouvait inscrire du réel ne disposant pas encore de sa propre représentation. Lorsque j'ai écrit paysage Fer[4], la ligne de train Paris-Nancy me permettait une remontée vers mon propre temps, la province, l'échelle des villes, le travail (métallurgie, mines) à son origine. J'ai cette même fascination pour le paysage urbain, et ce que Edward Hopper, par exemple, nous a appris pour sa saisie cinétique. Récemment encore, sur le même trajet qu'explore, 1ère moitié aller, 2ème moitié retour, le texte de Sereine Berlottier, j'avais fait une série de photographies[5].

Ce qui est fascinant, c'est comment la littérature, à condition de se charger de l'expérience poétique, du dessin de la phrase, peut aborder ces cinétiques, ces géométries, cet anonymat, et la répétition des jours – aller-retour professionnel de Paris à la bibliothèque d'une ville nouvelle, mais pas besoin d'en parler, ce n'est pas évoqué dans le texte, et c'est écrit longtemps après qu'on ne le fait plus, ce trajet...

FB[6]


Notre Est lointain
4,99

Ce serait l'histoire des bêtes ce matin-là. L'histoire d'un col passé à pied et de l'orage. L'histoire des soupapes. L'histoire des héros sans nom qu'on s'obstine à chercher — une course-poursuite avec les étoiles.

Sur les routes de l'Europe, le long des fleuves interminables, sous le soleil, dans la poussière, toujours en mouvement, que cherchent-ils ?

Les héros de cette histoire se racontent au « nous ». Ils se déplacent en voiture, en vélo ou à pied. Ils dorment dehors ou chez l'habitant, ils écoutent leurs récits et ils partagent leurs danses. À défaut d'une même langue, c'est un élan commun qui les portent les uns vers les autres.

Alors que le monde alentour, le nôtre, n'en finit plus de sombrer dans sa propre caricature, ils partent vers des contrées où les rêves sont encore possibles.

Dans ce western de l'Est et d'aujourd'hui, les explorateurs sont doux et sincères. Indiens d'un soir entre les étoiles, ils ont pris le Danube pour guide et leur quête intime et magnifique, mille fois échouée et mille fois recommencée, ne connaîtra aucune frontière.

Le recueil Notre désir de tendresse est infini a paru le même jour que ce livre aux éditions publie.net ; il en est une version déclamatoire.


Big Bang City

Mahigan Lepage

publie.net

6,99

L'Asie. Les villes monstres. Des noms qui sonnent comme des poèmes ou étranglent comme des cris.

Quand Mahigan Lepage laisse derrière lui l'Amérique du Nord pour le continent asiatique, il couve ce projet : parcourir et surtout écrire les mégapoles en expansion. Ce sera Manille, Jakarta, Beijing, Shanghai, Kolkata, Delhi, Mumbai et Bangkok. D'une petite hutong aux larges boulevards sans nom, d'une nuit à dormir dans une rue de Kolkata à la fièvre qui terrasse, devant l'agitation d'un carrefour ou face à un corps nu allongé sur le béton, de l'intérieur d'un taxi ou sous les néons d'un girlie bar, Big Bang City tisse un récit éclaté et exaltant ; il faut lire la table des matières, qui est déjà poème. Jazz d'un arpenteur des villes, le texte imprime un rythme fascinant et reconstruit peu à peu l'explosion des cités et du territoire.
Carnets de voyages remplis d'images et de sons, écrits au jour le jour dans les chambres d'hôtel et les cafés des villes, Big Bang City mêle l'irrésistible et étrange désir de lecture à celui, non moins étonnant, d'aventure et de réel.

S.M


Les veilleuses, trop de fils, de pères et de frères disparus...

trop de fils, de pères et de frères disparus...

Gwen Catalá, Gwen Catalá Éditeur

publie.net

5,99

"Trop de fils, de pères et de frères disparus. La mer leur avait trop pris. Oui, le prix à payer était trop lourd. Dans une île où la communauté prévaut, comment trouver sa place lorsque l'on est une fille de rien, une naufragée au grand cœur ?"Les Veilleuses. Un texte transmédia, imaginé dans un train, créé et distillé en 48 h en plus de 800 tweets via Twitter, en public, lors du 11e salon international du livre insulaire d'Ouessant. Diffusé en podcast, puis porté en application sous une bande-son de Ólafur Arnald, avant de continuer son aventure print/numérique à l'aide du trait de la bretonnante Lise Hascoët.Une histoire d'îles pour et par les îles, de cette insularité parfois rude, mais qui rassemble les Hommes. Ou plus exactement, les femmes. Ces femmes qui veillent, ses mères qui protègent.Une écriture live et sans filet, à une époque où la Twittérature n'avait ni nom ni existence. Nous étions en 2009. Twitter était encore un ovni, les applications-livres n'existaient pas, tout comme les bandes-son dédiées. Une éternité.