Vous lisez quoi, ce week-end ?

Sélection de livres pour le week-end du 12 au 15 janvier 2018

Face au vent

Éditions Gallmeister

23,20

Dans la famille Johannssen, la voile est une question d’ADN. Installés au coeur de la baie de Seattle, le grand-père dessine les voiliers, le père les construit, la mère, admiratrice d’Einstein, calcule leur trajectoire. Si les deux frères, Bernard et Josh, ont hérité de cette passion, c’est la jeune et charismatique Ruby qui sait le mieux jouer avec les éléments. Seule sur un bateau, elle fait corps avec le vent. Mais lorsqu’un jour elle décide d’abandonner cette carrière toute tracée, la famille explose. Bien des années plus tard, les parents se sont éloignés, Bernard a pris la fuite sur les océans, Ruby travaille dans l’humanitaire en Afrique. Quant à Josh, il cherche inlassablement son idéal féminin sur un chantier naval à Olympia. Douze ans après la rupture, une ultime course sera l’occasion de retrouvailles risquées pour cette famille attachante et dysfonctionnelle.
Oscillant sans cesse entre rires et larmes, le roman de Jim Lynch donne une furieuse envie de prendre le large.

"Jim Lynch est un immense sentimental, il écrit merveilleusement bien et il décrit la mer, la nature de manière prodigieuse."
Christine Ferniot - Michel Abescat, Le Carcle Polar - Télérama

"Vous en avez assez de la banalité des jours ? Sautez sur les haubans de ce roman. [...] Au-delà du récit, c'est un portrait bouleversant des relations familiales que dessine Jim Lynch."
Christine Sallès, Pscychologies Magazine


Les Loyautés
17,00

«  J’ai pensé que le gamin était maltraité, j’y ai pensé très vite, peut-être pas les premiers jours mais pas longtemps après la rentrée, c’était quelque chose dans sa façon de se tenir, de se soustraire au regard, je connais ça, je connais ça par cœur, une manière de se fondre dans le décor, de se laisser traverser par la lumière. Sauf qu’avec moi, ça ne marche pas.»

Théo, enfant du divorce, entraîne son ami Mathis sur des terrains dangereux. Hélène, professeur de collège à l’enfance violentée, s’inquiète pour Théo  : serait-il en danger dans sa famille  ?
Quant à Cécile, la mère de Mathis, elle voit son équilibre familial vaciller, au moment où elle aurait besoin de soutien pour protéger son fils.
Les loyautés sont autant de liens invisibles qui relient et enchaînent ces quatre personnages.


Dans l’eau je suis chez moi
13,00

«Je ne sais pas si Istanbul garde toujours les traces de ce qui s'est passé, je ne sais pas si je peux apprendre d'autres choses sur mon père. Ou peut-être le sais-je, mais je fais comme si je pouvais encore faire durer son histoire, je me mets à sa place et je suis toutes les pistes, même les fausses.» Le 7 novembre 1995, alors qu'elle a onze ans, Aliona apprend que son père a disparu lors du naufrage d'un voilier au large de la Turquie. Contre-enquête initiatique menée à partir des lambeaux de souvenirs de la petite fille devenue adulte, ce roman ausculte l'impalpable attente, tout en inventant un destin à cet homme absent.
Aliona Gloukhova est née à Minsk (Biélorussie) en 1984. Dans l'eau je suis chez moi est son premier roman.


Ne préfère pas le sang à l'eau
17,00

Cette sensation de fin du monde, quand tu as dix ans et que tu comprends, du haut de ton mètre vingt, qu’il va falloir abandonner la sécheresse de ton ocre si tu ne veux pas crever. Je serais restée des millénaires, agenouillée contre ma terre, si je n’avais pas eu une telle soif.

Maman a caressé la peau de mon cou, toute fripée et desséchée, elle m’a vue vieille avant d’avoir atteint l’âge d’être une femme. Elle a fixé les étoiles et, silencieusement, elle a pris la main de papa. On n’a pas besoin de discuter pendant des heures quand on sait qu’est venu le moment de tout quitter. J’étais celle à laquelle on tient tant qu’on est prêt à mourir sur les chemins de l’abîme.

J’étais celle pour laquelle un agriculteur et une institutrice sont prêts à passer pour d’infâmes profiteurs, qui prennent tout et ne donnent rien, pourvu que la peau de mon cou soit hydratée. J’ai entendu quand maman a dit On boira toute l’humiliation, ce n’est pas grave. On vivra. Il a fallu que je meure à des milliers de kilomètres de chez moi.


La baleine dans tous ses états
7,25

Ni récit de voyage ni traité scientifique, ce livre part sur les traces d’une des plus fascinantes créatures du règne animal, la baleine. François Garde a choisi de mener son enquête le nez au vent, débusquant dans les recoins les plus inattendus de notre planète et de notre culture histoires, souvenirs, paysages, qu’il a tissés ensemble pour former une sorte d’épopée.
«Lire la baleine de François Garde, c’est aller aux sources de la vie, de l’immensité de la mer et du ciel.» Patrick Grainville, Le Figaro littéraire.