Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

L'Obscure Mémoire des armes

Díaz Eterovic, Ramón

Anne-Marie Métailié

19,50
22 septembre 2012

Chili, torture, dictature

Voici le Chili d'après Pinochet et Santiago des quartiers populaires. Heredia évolue au milieu du passé dictatorial, cherchant d'anciens tortionnaires.

Une enquête "classique" exceptée la présence du chat d'Heredia, Simenon, qui lui donne de bons conseils.

Seule la fin est marquante, qui révèle les coulisses de la fin du régime de Pinochet et le "sauve qui peut" de certains généraux plus prévoyants.

Je n'ai donc pas accroché plus que cela, même si j'ai passé un agréable moment.


L'image que je retiendrai :

Celle de Simenon se léchant les pattes tout en prodigant des conseils à son maître.

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/09/07/24977836.html

En mémoire de la forêt
22 septembre 2012

communisme, Juifs, Pologne

Pas de thriller ni de réelle enquête policière dans ce roman. Plutôt une vision de la Pologne des années 90-2000.

Un petit village "typique", avec ses dirigeants ayant des dossiers sur tout le monde ; ses piliers de bar qui se saoulent de vodka polonaise (parce que la russe est vraiment mauvaise) ; son vieux prêtre qui aime les promenades dans la forêt et son jeune prêtre qui veut clouer au pilori toutes les vieilles gloires.

Et puis il y a Leszek et son voisin, Powierza, de braves paysans qui tentent de donner un sens au meurtre du fils de Powierza.

Leszek, dont le père vient de mourir, est un peu le "ravi" du village : son enquête va lui permettre d'ouvrir les yeux sur l'histoire communiste du village et ses rouages, et sur le rôle de son propre père dans le système.

Le vieux prêtre, quant à lui, va s'intéresser à la filliation de l'étrange Czarnek qui s'occupe de la distillerie de vodka.

Quant au grand-père de Leszk, il nous parle de sa guerre contre les allemands et les russes, où chaque groupe de résistants était indépendant, d'où une grande pagaille et une désorganisation impressionnantes.

Un roman qui monte en puissance au fil des pages, pour finir dans une apothéose tragique. Même si les dernières mots de l'auteur donnent espoir.

Un roman où la forêt est omniprésente, qui cache l'histoire et les mystères du village, que personne ne veut plus voir et que tout le monde tente d'oublier dans la vodka.

On boit donc beaucoup dans ce roman, et la base de la nourriture polonaise semble être la saucisse et le pain à l'orge. De quoi bien tenir au ventre....

Un roman qui donne à voir les rouages du communisme à petite échelle (celle d'un village) et sur l'état de la Pologne il y a 10 ans. Le roman a été publié pour la première fois en 1997.

L'image que je retiendrai :

Celle de la forêt qui abritait les Résistants et le cimetière oublié.

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/09/05/24833520.html

Les Invisibles
22 septembre 2012

Montréal, policier

J'avais adoré "La maladie de Sachs" (le film puis le livre) - J'avais abandonné "Les trois médecins" - Il me restait à découvrir l'écrivain-médecin en auteur de polar.

Bon, même si je suis allée au bout du roman, je ne suis pas convaincue par le côté "polar". Certe, il y a un meurtre et une enquête, mais c'est d'abord et avant tout de relations humaines dont il est question dans ce roman. C'est pour cela que le personnage principal s'appelle l'homme....

Car Charly est un vrai médecin de famille comme on n'en fait plus. Un de ceux qui a la vocation et qui sait écouter. D'ailleurs, l'enquête avance par les confessions qu'il recueille.

Il est également beaucoup question d'ethique (mais c'est un peu normal car Charly travaille au CRIE : le centre de recherches interdisciplinaires en éthique).

Il est également question des "invisibles", ces itinérants, comme on les appelle dans la Belle Province. (Terme beaucoup plus joli que SDF, qui me fait toujours penser au Stade de France, grandeur et décadence, enfin bref....)

L'image que je retiendrai n'a rien à voir avec le roman :

Il s'agit du Webzine de l'auteur dans lequel il parle d'écriture et de médecine. Très riche.

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/09/03/24815146.html

L'Auberge de la Jamaïque
22 septembre 2012

Angleterre

Non, vous n'irez pas en Jamaïque avec ce roman, tout juste sur la lande anglaise, battue par les vents. Comme Mary, vous vous chaufferez au feu de tourbe et écoutant l'aubergiste se saouler.
Quelle déception donc, pour moi qui m'attendais à un grand récit d'aventures, je n'ai lu que jeune orpheline abandonnée et oncle méchant. Sans oublier les longues promenades sur la lande, encore et toujours.
Mary soupçonne bien quelques vilénies de la part de son oncle, mais elle est encore bien naïve et ne voit pas le mal là ou il se trouve.
Qui plus est, elle passe presque à côté de son grand amour. Qui finit par l'emmener sur la lande.


De l'auteure, j'ai préféré "Rebecca". Dans ce roman-ci, l'héroïne m'a paru quelque peu orchidoclast*.
L'image que je retiendrai :
Celle de la lande, battue par les vents, bien loin de la Jamaïque....

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/09/01/24809143.html

Eva Moreno

Nesser, Hakan

Points

7,60
22 septembre 2012

policier, Suède

"La première femme libre de l'humanité" alias Eva Moreno, mène l'enquête pendant ses vacances.

Une jeune fille rencontrée dans un train qui disparait et Eva est sur sa piste. Tant pis pour le petit ami (amant ? homme ? amoureux ?) qui est pourtant plus que compréhensif.

San soublier le temps caniculaire et les témoins qui refusent de parler.

Qui plus est, les inspecteurs suédois font du rab et se liguent contre leur chef, soupçonné d'obstruction à l'enquête.

J'ai donc beaucoup aimé ce personnage de femme têtue et "libre". Libre même de gâcher ses vacances. Mais quand on a la vocation....

J'ai hâte de suivre ses prochaines aventures.

Les images que je retiendrai :

Celle de la Trabant de l'amoureux (petit ami ? amant ? homme ?) qui tombe en panne.

Celle d'Eva se traitant elle-même de "bitch".

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/08/30/24809103.html