Alex-Mot-à-Mots

http://alexmotamots.fr/

Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Clara et la pénombre / roman, roman
1 septembre 2013

Artiste, policier

Je ne dis pas, l'idée de départ est intéressante : peindre des corps qui sont exposés dans des galeries ; l'artiste comme maître du vivant.

Et puis une intrigue policière n'est pas pour me déplaire.
Pourtant, les descriptions rédhibitoires des œuvres d'art humaines m'ont lassées : leurs préparations, leurs épilations, leurs couleurs et leurs douches pour enlever les couleurs, leurs positions.... Au bout d'un moment, ça lasse. C'est comme pour un tableau : la description, c'est bien, mais voir le tableau, c'est mieux. Car dans une description, il ne passe aucune émotion. Or l'art, c'est de l'émotion.

Bon, finalement, je me suis apperçue à la fin que ce qui intéresse le peintre célèbre, ce sont les émotions que le sujet est capable d'exprimer. Et pour cela, il s'approche de la pratique psychanalytique. Mais il est vrai que le peintre est tourné essentiellement sur lui-même. Exit le spectateur.

Et puis l'auteur axe son propos sur le rapport entre art et argent. Les oeuvres ne pouvant être achetées définitivement, elles sont louées à des prix excessifs.

Bref, si le propos de l'auteur est alléchant, sa façon de le traiter m'a déçu.

L'image que je retiendrai :
Celle de Clara attendant de prendre l'avion dans la zone de frêt.

Purgatoire des innocents
20,00
1 septembre 2013

Thriller

Une fois encore, ce roman de l'auteur ne déçoit pas.
Ca cogne, dur : nez cassés, blessures par balles, un peu d'acide....
Du sang : pas de cadavres sanglants, mais des tortures plus psychologiques.
De la sueur : celle des personnages qui ne se laissent pas faire, trouvant toujours au fond d'eux un reste d'énergie pour tenter d'échapper à leur destin.
Des larmes : celles que j'ai versée à la fin de ma lecture. Et oui, première fois qu'un polar cruel me fait pleurer.

Un roman qui vous poursuit, mais sans nous enfermer totalement dans la folie des personnages.
Merci, Madame GIEBEL.
L'image que je retiendrai :
Celle des cellules dans lesquelles sont enfermées les personnages, les garçons d'un côté, les filles de l'autre.

Demain est une autre vie, roman
20,30
18 août 2013

Etats-Unis, policier

Voici un roman policier de bonne facture, très classique, mais plein de rebondissements.

Proche du film "Le Fugitif" dans sa trame principale, il propose toutefois une fin que je n'avais pas vue venir. Intéressant.

Bref, cet été, je n'ai pas boudé mon plaisir de lecture avec ce roman policier classique, certes, mais divertissant.

L'image que je retiendrai :

Celle de Jamie achetant des bouquets de fleurs pour une parfaite inconnue.

http://motamots.canalblog.com/archives/2013/08/18/27647165.html

ANGLE MORT
18 août 2013

policier, trapéziste

Autant j'avais aimé son premier roman "Quai des enfers", autant avec celui-ci, je me suis ennuyée ferme.

Ca démarrait mal, il faut dire : des descriptions d'armes à feu à n'en plus finir, très peu pour moi. Qui plus est, les personnages sont nombreux, et la brigade fluviale apparaît un peu comme un cheveu sur la soupe.

Seul le personnage d'Adriana apporte un peu de poésie à l'ensemble.

Je ne me suis attachée à aucun personnage, les dialogues et les descriptions sont longs ; bref, ce roman n'en finissait plus.

Une déception, donc.

L'image que je retiendrai :

Celle de la trapeziste Adriana aux cheveux roux flamboyants.

http://motamots.canalblog.com/archives/2013/08/15/27627820.html

Casanova et la femme sans visage
18 août 2013

18e siècle, policier

Un roman policier au coeur de la cour de Louis XV, quel changement.

Mais, malheureusement, je n'ai pas cru à tout ce que raconte l'auteur. Difficile pour moi d'imaginer qu'un seul homme ai pu imaginer, au 18e siècle, vouloir que la scène de crime ne soit pas polluée. Et la Marquise de Pompadour en mère maquerelle m'a étonné. Mais après tout, pourquoi pas.

Ce que j'ai beaucoup aimé, en revanche, c'est la description de la quête de la Pierre Philosophale, capable de changer le plomb en or.

Dans un siècle qui ne croit déjà plus en rien, les gens se tournent vers n'importe quel charlatan. Toutes ressemblances avec des faits récents ne seraient que fortuites et involontaires....

Le personnage du moine, plein de mystères, m'a intrigué.

En revanche, j'ai trouvé le personnage de Volnay bien fait qui se mesure à Casanova pour les beaux yeux de Chiara ; Chiara qui a eut du mal à trouver sa place dans cette histoire, à mon avis.

Pas certain de continuer la série des enquêtes de ce commissaire aux morts étranges.

L'image que je retiendrai :

Celle des carrosses dans lesquels tout se joue.

http://motamots.canalblog.com/archives/2013/08/12/27626921.html