Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

La colombienne
20 juin 2019

policier, Pologne

Où l’on retrouve le Kub pour sa troisième et quatrième enquête à Varsovie, avec un bras dans le plâtre.

Il reprend celle jamais vraiment commencée de son ami Kochan concernant de suicides suspects de femmes divorcées toutes retrouvées dans leur bain les poignées coupés, l’appartement fermé de l’intérieur.

Mais son enquête principale concerne celle d’un homme retrouvé suspendu au pont de Gdansk, les entrailles à l’air avec une cacahouète scotchée dans sa main.

Aidé de sa nouvelle adjointe La Sèche, il passe au crible la vie et le travail du défunt. Et c’est autour de sa société de financement que se portent tous les regards.

En plein divorce, Le Kub trouve du réconfort sur un forum de discussions réservé aux maris divorcés, ce qui lui apportera quelques ennuis.

On ne s’ennuie donc pas dans ce nouvel opus de l’auteur polonais, et le retournement final m’a laissé sans voix.

J’ai aimé les personnages plus vrais que nature, complexes et tentant de se débrouiller comme ils peuvent avec leurs sentiments.

L’auteur donne à voir un pays qui s’ouvre à la modernité, notamment en ce qui concerne le divorce, ce qui ne va pas sans heurts.

L’image que je retiendrai :

Celle du prologue où il est expliqué que l’on peut cacher de la cocaïne dans des bouteilles de rhum.

https://alexmotamots.fr/la-colombienne-de-wojciech-chmielarz/

Une enquête du commissaire Workan / Plus puissants que les dieux
20 juin 2019

policier, Bretagne

Des plongeurs ont découvert près de la paroi en béton du barrage de la Rance, en Bretagne, une sorte de sarcophage tout à fait singulier. Depuis quand ce cercueil saugrenu est-il envasé au pied de cet ouvrage ?

Ce qui choque l’équipe de flics ce n’est pas tellement la présence d’un corps à l’intérieur, mais le sourire narquois du cadavre momifié. Un sourire jaune, certes, mais quand même.

Workan n’aime pas qu’on se moque de lui.

Cette découverte surprenante va remuer les consciences, notamment, parmi les ouvriers, encore vivants, qui ont participé à la construction de la première usine marémotrice du monde dans les années soixante…

Et que veut cet homme, dans sa maison à Saint-Malo, qui de son bureau, ne quitte pas des yeux le grand édifice en béton qui barre l’estuaire ?

Une nouvelle enquête de Workan et du lieutenant Mahir, sur l’estuaire de la Rance, et de son usine marémotrice, la première construite en France.

L’auteur, par le biais du journal intime d’un des ingénieurs, nous raconte cet exploit des années 1964-66.

Si les détails de construction du barrage ne m’ont pas passionnée, j’ai aimé retrouver Workan et son franc parlé : les dialogues sont toujours aussi savoureux.

Sans compter qu’un ancien du chantier est pratiquement sourd, un autre a une mémoire d’éléphant, et les autres disparaissent les uns après les autres lors de chutes ou glissades mortelles. Ce qui met la patience du commissaire à rude épreuve.

On apprend également le travail des Compagnons du Tour de France.

L’image que je retiendrai :

Celle d’un ancien du chantier qui tient à passer une nuit en garde à vue pour ne pas être tuer.

https://alexmotamots.fr/plus-puissants-que-les-dieux-hugo-buan/

Le chef-d'oeuvre, roman

roman

Actes Sud

8,70
6 juin 2019

famille, peintre

Le peintre Johan Steenkamer prépare une grande exposition qui devrait lui apporter la consécration. Pour fêter l’événement, sa mère se propose d’organiser à l’issue du vernissage un grand dîner familial.

Mais Johan annonce à tout le monde qu’il a invité son père, qui a abandonné sa famille. Ce qui fait ressurgir les douleurs familiales.

La seconde partie du roman nous raconte la vie de famille de Johan, son mariage, ses trois enfants, et le décès de sa petite fille, du point de vue de sa femme.

J’ai aimé cette partie : la douleur d’une mère qui perd son enfant et perd pieds quelques temps. Son mari qui ne lui est d’aucun secours et qui ne comprend pas cette douleur.

Johan apparait comme un peintre dont seul compte son œuvre. Aucune critique n’est admise.

Un roman qui tourne autour de la figure du père disparu, celui dont les deux fils, et la femme cherche encore l’approbation, le regard.

Un roman un peu bavard (quelle importance de voir telle personnage faire des confitures), mais qui parle admirablement de la figure du père absent.

L’image que je retiendrai :

Celle du tableau sensé être le Chef-d’oeuvre de Johan.

https://alexmotamots.fr/le-chef-doeuvre-anna-enquist/

Ma dévotion
20,00
6 juin 2019

couple

Helen, fille de l’ambassadeur de Grande Bretagne à Rome, tombe passionnément amoureuse de Franck, le fils du premier secrétaire.

Helen offre à Franck l’occasion de fuir leur famille respective, et c’est à Amsterdam que les adolescents s’installent, dans la maison de la mère d’Helen.

Si Helen est passionnée de littérature et en fait petit à petit son métier, Franck cherche sa voix. Ce sera la peinture.

Helen est toujours là pour organiser la maison, recevoir les amis, fermer les yeux sur les amantes de Franck.

Comme l’annonce le titre, c’est le récit d’une dévotion racontée par la voix d’Helen.

Pourtant, je suis restée en dehors de son histoire : seule me tenait en haleine les frasques de Franck.

Encore une fois, il est question, dans un roman de cette auteure d’une enfance dans une famille sans amour ; du génie (ici la peinture, dans son premier roman la littérature).

Encore une fois, l’auteure nous dévoile jusqu’où son personnage est prête à aller par amour.

L’image que je retiendrai :

Celle des toiles de Franck, monumentales et géniales.

https://alexmotamots.fr/ma-devotion-julia-kerninon/

MAIMAI
15,00
6 juin 2019

amour, Japon

Dernier opus de sa pentalogie "L’ombre du chardon", nous retrouvons Tarô devenu artiste peintre, au moment de la mort de sa mère.

Il emménage donc avec sa grand mère dans la maison et la librairie de Mitsuko qu’il transforme en galerie d’art qui accueillera ses œuvres.

Surgie alors Hanako qu’il n’a pas revue depuis son enfance et dont il tombe amoureux, malheureusement.

J’ai retrouvé avec plaisir la plume si dépouillée de l’auteure, ses personnages qui en disent juste assez pour ne jamais se dévoiler.

Un roman un peu plus bavard que les précédents, l’auteure m’avait habituée à aller plus rapidement dans son propos. Et une fin ouverte.

L’image que je retiendrai :

Celle de la robe verte de Hanako quand elle défient voir Tarô.

https://alexmotamots.fr/maimai-aki-shimazaki/