nymeria

http://avideslectures.wordpress.com/

Grande lectrice depuis toute petite et blogueuse depuis peu, j'adore lire pour m'évader, découvrir de nouveaux auteurs et partager mes impressions avec d'autres lecteurs. ^^

Fiona Range
17 avril 2011

Nous suivons l’histoire de Fiona Range, personnage désabusé en quête de vérité. Ratée, traînée à ses heures, abandonnée par ses père et mère, élevée par son oncle et sa tante, qui malgré une certaine bienveillance rejetteront toujours un peu leur nièce qui fait tâche dans leur famille traditionnelle puritaine où l’on accepte pas les marginaux. En tant que lecteur, on se retrouve tour à tout révolté et choqué par la manière dont la traite sa famille ainsi que les gens de la ville, puis déçu par l’attitude de Fiona qui, il faut bien l’avouer, se comporte parfois en véritable garce. En effet, l’auteur nous dépeint Fiona sans parti pris, et j’avoue que c’est ce qui m’a vraiment fait accrocher à ce roman.

Le choix de suivre un personnage imparfait qui est présenté tel quel, avec tout ses défauts et ses blessures. Le récit en ressort avec une aura de crédibilité qui nous envoûte et nous scotche comme savent si bien le faire les auteurs américains.
Et c’est ce qui nous fait finir par l’aimer notre Fiona Range. On vibre avec elle, on se rebiffe contre elle, tout comme on n’approuve pas toujours le choix d’un ami…Car Fiona Range est un personnage fort, qui vous hante longtemps. Franche, têtue et démarrant au quart de tour, notre héroïne est cependant un personnage réaliste qui a ses travers et que l’on suit avec une véritable aisance tout au long de ses 470 pages. Sans fioritures, la prose de Mary McGarry Morris se lit avec fluidité et beaucoup de facilité. Les mots glissent sur les pages. On ne voit pas le temps passer. Chaque chapitre nous apporte son lot de questions qui nous interpellent un peu plus : qu’est-il réellement arrivé à la mère de Fiona ? Pourquoi son père refuse-t-il de la reconnaître ? Fiona est-elle réellement une fille perdue ? Que lui cache son oncle ?

Livre 1, LE DIT DE LA TERRE PLATE, VOLUME 1
17 avril 2011

Un must-read pour tous les amateurs de fantasy !

Un grand classique de la Fantasy, longtemps épuisé et finalement réédité par Mnémos en 2010 pour mon plus grand plaisir (enfin !). Le dit de la Terre Plate est vite devenu un livre culte, pour moi comme pour nombre d’amateurs de Fantasy, et je vais tenter de vous expliquer pourquoi.

C’est un roman très difficile à résumer car il n’a pas de pareil dans son genre. Parfois comparé aux milles et une nuits de part son architecture, Le dit de la terre plate est en tous points un roman unique, inégalé jusqu’à aujourd’hui et j’ose dire inégalable. Présenté comme une suite de contes et de légendes mythologiques et épiques, le roman possède néanmoins un fil conducteur qui relie toutes ses histoires ensemble et les tissent pour en faire une tapisserie merveilleuse et de proportions admirables.

C’est donc plus qu’un recueil de contes et légendes, une incroyable fresque à la poésie entraînante et palpitante, sensuelle, rusée, et addictive.

Le personnage central que l’on retrouve dans les 5 livres qui forment ce roman, est sans conteste Ajrarn, premier seigneur des ténèbres, maître de la nuit et du monde inférieur, démon charismatique et séduisant qui se plait à jouer avec la destinée des humains. La Terre ressemble à un immense terrain de jeu pour le démon, qui s’amuse à renverser des royaumes, briser des vies, influer sur la bonne fortune des uns au détriment des autres mais surtout y choisir ses amants (mâles ou femelles). Si chaque livre se focalise sur l’un des 5 seigneurs des ténèbres : Ajrarn, mais aussi Uhlumé, le seigneur de la Mort et Chuz, maître de la Folie (reste 2 à découvrir dans le tome 2), toutes les histoires contées dans ce roman gravite autour d’Ajrarn qui apparaît régulièrement (pour notre plus grand plaisir). Ainsi chaque livre nous fait suivre la destinée extra-ordinaire d’un personnage ; Simmu et sa quête d’immortalité, Narasen la reine léopard qui haïssait les hommes, Ferajin la fille fleur et Sivesh le Bienheureux, amant d’Ajrarn., etc.

Ce qui frappe et émerveille le lecteur à la découverte de ces destinées grandioses, (funestes ou bienheureuses, c‘est selon), c’est la beauté de la narration, romanesque, fabuleuse, très imagée et surtout incroyablement poétique. Tous les ingrédients propres aux contes et légendes s’y trouvent : des animaux mythiques, des palais de marbre et de jade, des magiciens et des chevaliers, des pierres précieuses, des artefacts magiques... Un monde d’une richesse prodigieuse donc, qui nous fait goûter au folklore des mythes et légendes, nous émerveille et nous fait rêver (même si les histoires sont plutôt sombres dans l’ensemble). Au détour d’un conte, on découvre parfois quelques détails familiers (il y a par exemple une réécriture du mythe de la Tour de Babel, et un collier maudit qui rappelle étrangement un certain anneau) mais dans l’ensemble Tanith Lee a réussi le pari d’innover et de dépoussiérer le genre avec une écriture atypique, sensuelle et épique, merveilleuse. D’ailleurs bien que l’on soit en présence ici de mythes et légendes, ce ne sont point des fables (on y retrouve pas de morale) et les fins sont rarement heureuses mais plus souvent cruelles et lascives. A réserver aux adultes donc !

Les salauds gentilshommes, 2, HORIZONS ROUGE SANG (DES)
17 avril 2011

Première impression de ce tome 2 de nos gentilshommes bâtards préférés : c’est que du bonheur ! Quel plaisir de retrouver nos deux rescapés même en aussi fâcheuse posture, que dis-je, surtout en aussi mauvaise posture ! Locke et Jean font toujours autant preuve de bagou et l’auteur, d’imagination. Il invente un jeu de cartes particulièrement vicieux où il est question d’ingurgiter de l’alcool en cas de perte (je vous laisse imaginer les possibilités), bref Scott Lynch nous enchante avec toujours plus d’idées originales et de subterfuges (point trop en dirais-je pour ne pas gâcher votre plaisir).

Les répliques qui fusent entre nos deux héros sont toujours aussi gouailleuses et jubilatoires, j’en suis vraiment devenue fan! Le rythme est un peu moins soutenu cependant, souvenez-vous, nous avions quitté nos gentilshommes en pleine débandade, ses membres réduits à peau de chagrin. Ceci explique cela, fini l’âge d’or des Gentilshommes Bâtards, bonjour les remords et les prises de tête entre nos deux survivants.
Les intrigues, multiples, sont assez jouissives et malgré une partie en mer un peu moins captivante, on ne s’ennuie pas une minute (une petite baisse de régime dirons-nous!)
Le récit est toujours aussi bien construit et la fin particulièrement étonnante et prometteuse. On quitte avec regrets nos salauds préférés (une nouvelle fois en fâcheuse posture) et dont l’avenir semble compromis. Et c’est avec le même plaisir qu’on les attendra pour de nouvelles aventures.

1, LES SALAUDS GENTILSHOMMES, T1 : LES MENS
17 avril 2011

Ce livre, pour moi, fait souffler une brise d'air frais dans le genre de la Fantasy. C'est drôle, c'est culotté, c'est prometteur (pas moins de 7 livres prévus) et ça se lit à une vitesse folle. Ce Locke Lamora n'est pas particulièrement beau, n'a aucun pouvoir particulier..Ah si! Il a bien un talent ! C'est une fieffé menteur et il sait monter des arnaques comme personne ! Impossible de ne pas applaudir devant ce culot, leur repère de voleurs caché dans un temple, rien de moins ! Quoi d'étonnant de la part d'un groupe de voleurs qui se fait appeler les Salauds gentilshommes. Tout un programme...
Ce premier livre nous fait suivre en parallèle le coup de maître que préparent les Salauds Gentilshommes et la jeunesse de Locke Lamora. Comment a-t-il rejoint les Salauds Gentilshommes ? Pourquoi cherche-t-il à voler autant d'argent sans en utiliser un sou ? Autant de questions qui trouveront réponses dans ce magnifique tome 1 des mensonges de Locke Lamora. Pour ceux qui craindraient un manque de profondeur,  la deuxième partie du livre, plus sombre, piquera certainement votre intérêt. Le style est fluide, facile à lire.

Ne riez pas de mon histoire d'amour, roman
17 avril 2011

Ce roman très court, que je qualifierais volontiers de nouvelle tant son format est abrégé (moins de 100 pages), est le premier roman de Nao-Cola Yamazaki. Pour être tout à fait honnête, et je ne serai pas tendre avec l’auteur, j’ai trouvé ça très mauvais. Je sais, c’est moche à dire, et je n’aime pas être aussi radicale, mais cette lecture m’a paru bien insipide, fade, vraiment sans intérêt...

Au-delà du fait que le thème de l’amour entre deux personnes d’âge différent est éculé, l’auteur n’apporte rien de neuf avec ce roman et les personnages nous paraissent ternes et creux. Yuri,femme mariée et d’âge mûr, et Isogai, étudiant en peinture en dilettante, ne savent pas ce qu’ils veulent, vivent et travaillent sans passion et on a envie de les secouer comme des pruniers pour déclencher un semblant de vie chez eux...Leur personnalité est brossée à la va-vite, très superficiellement et le lecteur ne ressent aucune empathie pour eux.

L’écriture de Nao-Cola Yamazaki est vraiment ce qui m’ adonné le coup de massue, c’est saccadé, inégal et donne l’impression d’avoir mal été traduit (je ne m’étonne plus que certaines personnes me confessent ne pas aimer le style japonais s’ils tombent sur ce genre de roman). La passion promise sur la 4ème de couverture ressemble plus à de l’indifférence et comparer Yamazaki à Sagan a des allures de sacrilège. Amis lecteurs passionnés de littérature japonaise, passez votre chemin !